Les Aliments : des complices nutritionnels pour une bonne santé articulaire……

• Les Crucifères
Cette famille est composée des choux, radis et navets.
Ils sont riches en vitamines C et K, flavonoïdes, fibres et composés soufrés, les glucosinolates, qui stimulent les enzymes bloquant le processus inflammatoire et empêchent la destruction des cellules du cartilage.
Pour bénéficier au maximum de leurs bienfaits, mangez-en à votre menu 3 fois par semaine, crus de préférence, ou cuits al dente, à la vapeur ou dans un peu d’eau.

Le Citron
Ses flavonoïdes et ses vitamines, en particulier la C, en font un super-oxydant.
Le potassium est quant à lui un puissant alcalinisant, capable de remettre à niveau l’équilibre acido-basique de l’organisme.
Ce détoxifiant de l’organisme contribue au bon fonctionnement des articulations.
Boire le matin à jeun ou vers 17h un jus de citron tiède avec un peu d’eau diminue le taux d’acidité.

Les Fruits rouges
Cerises, framboises, cassis, myrtilles, grenades, canneberges, fraises et raisins sont de véritables concentrés d’anti-oxydants, contenant des polyphénols, du bêta-carotène, de la vitamine C et des minéraux variés.
Leurs tanins et les pigments sont anti-inflammatoires. A consommer frais ou surgelés et crus pour garder la vitamine C, et bio car fraises, framboises et cerises font partie des petits fruits les plus contaminés en pesticides.

• Les Alliacés
Grâce à leurs composés soufrés, ail, oignon, échalote, ciboule et ciboulette ou poireau jouent un rôle anti-inflammatoire avéré.
Pour une efficacité optimale, hacher, broyer l’ail avant la cuisson, et le laisser reposer dix minutes pour favoriser ses réactions chimiques.
On peut aussi les consommer cru.

Le Curcuma
Ce puissant anti-inflammatoire et antioxydant contient de la curcumine qui inhibe une enzyme pro-inflammatoire.
Pour potentialiser ses effets, il faut toujours le consommer en association avec un peu d’huile et du poivre noir ou du gingembre pour améliorer sa biodisponibilité dans le tube digestif.

Les Huiles de premières pression à froid
Huile de colza, lin, cameline ou chanvre, toujours utilisées froides, sont les principales sources végétales d’oméga-3, ces acides gras essentiels qui contrebalancent les effets pro-inflammatoire de nombreux autres aliments ou huiles.

L’huile d’olive, riche en acide gras mono-insaturés est un allié du système cardio-vasculaire grâce à ses antioxydants aux effets antalgiques et qui aide à bloquer les enzymes impliqués dans l’inflammation. On ne la fait pas chauffer à plus de 200°C.

• Les Grains entiers de céréales
Riz brun ou complet, avoine, quinoa ou millet et orge, céréales sans gluten et contenant des fibres, des vitamines B6 et B9et des protéines utiles contre l’inflammation à condition de les marier avec des légumineuses.

• Les Poissons gras
Riches en oméga-3, sélénium, zinc et vitamine D, maquereau, hareng, sardine, anchois, anguille, flétan et exceptionnellement thon et saumon péché protègent contre l’inflammation.
Cru ou cuits à la vapeur douce afin de préserver les oméga-3.

• Les Coquillages et Crustacés
Sources intéressantes de protéines, minéraux et oligo-éléments antioxydants, zinc et sélénium.

Et tout cela en Bio, afin de ne pas surcharger l’organisme avec des résidus de pesticides.

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Viande ou pas viande ?

La viande n’est pas indispensable pour avoir un apport suffisant au quotidien de protéine….. il faut juste choisir les bons aliments.

Un adulte a besoin d’environ 20g de protéine par jour……

Voici une idée d’aliments qui sont de bonnes sources de protéines

Grammes de protéines
pour 100g d’aliment :

SPIRULINE séchée ou déshydratée               60g
BIFTECK grillé                                                       30g
THON miette à l’huile                                           24g
AMANDES avec peau                                        20g
BRIE                                                                         17g
STEAK à base de SOJA                                         15g
ŒUF                                                                         14g
TOFU                                                                   10g
LENTILLES                                                        9g
FROMAGE BLANC nature 8 % de MG               6g

mais il y a aussi les ORTIES 5,5g, les champignons 3g……….

Ne pas oublier que pour une bonne assimilation, il faut varier les sources de protéines.

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Avez-vous déjà mangé des plantes sauvages ?

Ortie, plantain, pâquerette, ail des ours, pissenlit ……… un vrai régal, à cueillir lors de vos sorties quotidiennes dans la nature et à cuisiner chaud/froid.

Avez-vous eu la chance de manger une salade de pissenlit, fraîchement cueilli, avec des petits lardons et des œufs durs, vinaigre + huile ……..un vrai régal, un « bol de nature ».

Vous trouverez des plantes sauvages tout autour de vous. Veillez à choisir de jeunes pousses, fraîches, loin des bords de routes ou des champs pleins de produits chimiques……votre propre jardin est un bon endroit………vous y trouverez pâquerettes, pissenlits, orties, plantains……..vous pouvez planter également des fleurs comme la bourrache, la capucine…….. pour décorer vos salades en été.

Bien sûr, comme pour les champignons, on ne ramasse que les plantes comestibles que l’on connaît bien.

Car il ne faut pas confondre quantité et qualité ! Nous sommes habitués à la première en négligeant la seconde. Or les plantes sauvages nous l’offrent en abondance. Ces végétaux sont extrêmement riches en micronutriments qui nous font généralement défaut. La réaction habituelle est de supplémenter l’alimentation par la prise de compléments alimentaires.
D’après François Couplan « Quand on connaît la teneur souvent ahurissante en micronutriments des légumes et des fruits sauvages, on se pose une question : mais pourquoi ne les met-on pas à profit ? Elle tient, en fait, à ce que nous en mangeons pas des aliments, mais des symboles ! En l’occurrence, les plantes sauvages ont été dévalorisées depuis des siècles, et pour cette raison, elles ne font pas partie de la nourriture possible de l’honnête homme. »

« Que l’aliment soit ton médicament » Hippocrate
Il ne faut pas oublier qu’un organisme à qui l’alimentation apporte tous les éléments dont il a besoin sera très probablement mieux à même de faire face aux agents pathogènes de notre environnement.

Améliorer notre immunité naturelle est la meilleure façon de se soigner, car elle limite les risques d’être malade.

Lors de vos prochaines sorties n’oubliez pas vote panier et un petit couteau ou ciseau.

Bonne récolte et bonne dégustation.

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Le Radis Noir

Histoire :
Plante potagère à racine probablement originaire de l’est de la région méditerranéenne, le Radis Noir est particulièrement apprécié en Europe. Il peut être presque aussi piquant que le raifort, un proche parent.
Le radis noir mesure généralement 5 à 7 cm de diamètre, jusqu’à 15 cm de longueur et peut peser plus de 500grammes.
Sa peau noirâtre et rugueuse recouvre une chair très blanche, ferme, moins juteuse que la chair du radis rouge.

Utilisation :
Le radis noir agit doublement sur la sphère hépatobiliaire, d’une part en stimulant la sécrétion de bile par le foie, d’autre part en permettant une meilleure évacuation dans le duodénum de cette bile stockée dans la vésicule. Il est conseiller en cas d’insuffisance hépatique. En usage thérapeutique, il est utilisé sous forme de supplément, mais on peut le consommer cru et faire une cure.

Conservation :
Le radis noir se conserve facilement au réfrigérateur, dans un sac en papier. Il perdra de la fermeté. Le laver au moment de l’utilisation et le peler avant de la manger.

Valeur nutritive :
Il est riche en un actif spécifique soufré, la raphonine.
Riche en vitamine C et anti-scorbutique, bonne source de potassium, c’est aussi un sédatif nerveux.

 

D’autres radis :

 

Le radis rouge 

 

Radis d’hiver

 

 

 

 

 

Le Daïkon ou radis oriental

 

 

 

 

 

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Le Citron

Histoire :
Fruit du citronnier, arbre qui serait originaire de Chine ou d’Inde et cultivé en Asie depuis au moins 2500 ans, le Citron fut introduit en Espagne par les Arabes au XIème siècle.
Les croisées, l leur retour de Palestine, contribuent à le répandre dans le reste de l’Europe.
Christophe Colomb aurait introduit le citron à Haïti en 1493, lors de son 2ᵉ voyage en Amérique.
Selon les variétés, la taille du citron varie, ainsi que son acidité. Son écorce jaune est plus ou moins épaisse et rugueuse. La chair juteuse peut contenir des pépins ou en être exempte.
Les citrons cueillis à maturité sont sucrés et peu acidulés
. Les citrons commercialisés sont donc cueillis verts, puis ils sont mis artificiellement entre 1 et 4 mois dans des entrepôts.

Utilisation :
Choisir des citrons fermes t lourds dont l’écorce jaune à des grains serrés et est légèrement lustrée.
Le citron avive la saveur des aliments (sauces, viandes, desserts……). Il empêche certains fruits de noircir. On peut en faire de la limonade ou l’ajouter au thé.
On utilise le zeste du citron biologique pour parfumer les sauces.

Conservation :
Le citron peut être gardé à la température de la pièce environ 1 semaine.
Pour une conservation prolongée, le placer au réfrigérateur.
Le jus peut être utilisé dans les confitures.
Le jus et le zeste se congèlent.

Valeur nutritive :
Teneur élevée en vitamine C…..il contient également su potassium et de l’acide folique et de l’acide citrique.
C’est un puissant antiseptique naturel.

 

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Le Miel

Histoire :
Le Miel existait avant l’arrivée de l’homme sur Terre, mais les premières représentations de récoltes datent d’environ 7000 avant Jésus-Christ. Les hommes le récoltaient dans des ruchers sauvages.Il est fabriqué à partir du nectar des fleurs par les abeilles qui en emploient une partie pour se nourrir.
C’est aux mariages dans l’Egypte antique, et au miel qui y était consommé que l’on doit l’expression de « lune de miel ». En Egypte, l’abeille est considérée comme d’origine divine, issue des larmes du dieu Rê. En médecine, il était connu pour ses vertus cicatrisantes, anti-inflammatoires, antiseptiques et même aphrodisiaques. En cuisine, il servait d’édulcorant pour le vin et imbibait les gâteaux. En ce qui concerne la religion, il «était utilisé notamment pendant les rites liés au Pharaon.
En Occident, le miel fut pendant des millénaires le seul édulcorant connu, alors qu’en Orient on cultivait la canne à sucre.
En Grèce puis dans l’Empire romain, le miel devient même un sujet dont débattent les philosophes et les médecins. Hippocrate préconise largement l’utilisation du miel, pour se nourrir comme pour se soigner de maux différents de ceux évoqués par les Egyptiens. Les Grecs portaient du miel en offrande aux dieux, aux esprits de la mort et aux héros. Les athlètes en consommaient.
L’Ancien Testament exalte les délices du nectar en terre promise. Des religieux exerceront l’apiculture, sous l’égide de saint Ambroise de Milan, saint patron de la profession depuis le XVIème siècle.
Le miel a longtemps servi d’agent de conservation pour les fruits et a peu à peu cédé sa place au sucre. Depuis le Moyen Âge, le miel est réservé aux confiseries et à une utilisation médicinale en Europe.

Utilisation :
Les propriétés antiseptiques permettent de prévenir et de traiter certaines affections gastro-intestinales mineures comme l’inflammation ou l’ulcère gastrique. Il favorise et régule le transit intestinal.
En cas de brûlure ou de plaie, mettre du miel directement sur la partie à traiter. Tous les miels fonctionnent, même si certains sont plus conseillés que d’autres.
Il soulage la toux et les maux de gorge.
En cas de toux, faire bouillir pendant 1 minute, une cuillère de miel et ensuite le « manger » le plus chaud possible sans se brûler.
Le miel peut remplacer le sucre dans la plupart de vos recettes.

Conservation :
S’assurer que le miel que vous achetez est pure à 100 % et qu’il est non pasteurisé.
Le miel se conserve presque indéfiniment bien fermé et placé dans un endroit frais et sec grâce à son pH acide et sa teneur élevée en sucre. Le miel se congèle.
Le froid épaissit le miel et le cristallise.

Valeur nutritive :
Les glucides du miel contiennent en moyenne 5 % de saccharose, 25 à 35 % de glucose, 35 à 45 % de fructose et 5 à 7 % de maltose.
Le miel augmente l’endurance et favorise la récupération, lutte contre les agressions. Il est idéal pour la croissance des enfants, il facilite l’assimilation du calcium, la rétention du magnésium par l’organisme et l’assimilation des autres nutriments. Il est aussi utilisé à des fins antianémiques grâce à son apport en fer et en vitamines B6 et B9.
Il est anti-oxydant. Les miels les plus foncés sont plus riches en minéraux et ont une plus grande capacité anti-oxydante.

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Le régime hypo-toxique, également appelé « régime Seignalet », « régime ancestral » ou « alimentation de type originel », préconise un retour à une nutrition de type ancestral.
Son régime repose sur une approche essentiellement qualitative de la diététique
, il écarte des aliments qu’il considère potentiellement nocifs pour l’organisme humain : les aliments cuits à haute température et aussi, entre autres, le blé et les produits laitiers, et privilégie les aliments biologiques.

Jean Seignalet fut orienté vers la nutrition par ses recherches en immunologie. Il élabora des hypothèses sur les relations entre l’alimentation et l’apparition de diverses pathologies. Dans l’Alimentation ou la troisième médecine, il expose les principes de cette méthode diététique, les mécanismes proposés pour expliquer comment certains aliments pourraient intervenir dans diverses pathologies et les résultats observés sur ses patients par suite du changement nutritionnel. L’ouvrage n’a pas la prétention de prouver scientifiquement ces théories, mais d’ouvrir de nouvelles voies de recherches.

Principes du régime alimentaire

Suppression des produits laitiers
Jugeant le lait inadapté à l’homme adulte, Seignalet préconise une alimentation sans aucun produit laitier : lait, yogourt, fromages, beurre, ainsi que tous produits dans lesquels entrent les poudres de lait comme ingrédient.

Suppression du gluten et des céréales mutées
Seignalet préconise l’élimination de toutes les céréales contenant du gluten, ainsi que tous les aliments dérivés. Sont autorisés par le régime le riz, le sarrasin, la châtaigne et aussi le quinoa et le millet.

Éviter le sucre raffiné
Seignalet préconise d’éviter le sucre raffiné et de lui préférer le sucre complet ou le miel.

Huiles non raffinées et Aliments biologiques
Le mode de fabrication industrielle des huiles alimentaires mis en œuvre pour augmenter les rendements d’extraction induisent des modifications nocives.
Le régime hypo-toxique implique l’emploi exclusif d’huiles vierges, de première pression à froid consommées crues. Sont proscrites margarines et huiles raffinées.
Les aliments issus de l’agriculture biologique pour leur qualité nutritionnelle et leur exemption des pesticides chimiques.

Mode de préparation des aliments
Il est conseillé de ne pas cuire les aliments à une température supérieure à 110°c.
Il faut donc
• privilégier le cru,
• supprimer la cuisson au four à micro-ondes, la friture et la grillade.
Car l’absence de cuisson préserve les vitamines, les oméga-3 et la plupart des molécules antioxydantes.

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Germinations

Toutes les graines sont vivantes, mais elles peuvent rester en dormance pendant des années.
Pour les réveiller, il suffit de chaleur et d’humidité.
Le processus de germination est alors enclenché et l’embryon contenu dans la graine peut commencer à se développer.

Graines de Fenugrec

Mettre les graines dans un germoir et rincez-les 2 fois par jour avec de l’eau filtrée.

Evolution des graines au cours de la germination

         

             

Vous avez obtenu un aliment vivant et cru de grande qualité….. avec des saveurs originales : fines, fraîches, parfois piquantes……..

A noter :
Dans certains pays humides comme les pays nordiques à certaines périodes de l’année, vos germinations vont moisir très rapidement……alors si cela vous arrive…. Attendez quelques semaines et recommencez…..

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Faire germer des graines chez soi, c’est possible

Il est important de comprendre que la germination décuple les bienfaits des graines.

En effet, la chaleur et l’eau vont réveiller la graine pour que son activité enzymatique se déclenche et qu’elle se libère de ses éléments toxiques pour laisser la place aux bons nutriments.

Pour assurer une bonne qualité, il faut minimiser les risques de contamination bactérienne durant la germination à domicile.

Je vous conseille donc :

• d’investir dans un bocal à germination ou un germoir à étage (les plus chers ne sont pas forcement les meilleurs)…….. choisissez quelque chose de simple et qui vous convient.
• désinfecter votre équipement après chaque germination, comme conseiller pour votre équipement ou avec du vinaigre blanc après lavage au savon.
• assurer une bonne circulation de l’air ambiant, en aérant 2 fois par jour.
• de rincer au minimum 2 fois par jour vos jeunes pousses

Des idées de graines à germer :

Pour les débutants les légumineuses sont très faciles : les lentilles, les haricots mungo, les pois chiches…… les graines de radis et le fenugrec…

mais vous pouvez aussi faire germer :

• des graines de légumes et des fines herbes
• des graines de céréales
• des graines d’oléagineux
• des graines mucilagineuses comme le chia ou le lin

La germination garantie une production sans pesticides, sans engrais, écologique et saine, respectueuse de l’environnement.

Les graines germées sont agréables au goût et visuellement attractives ……. en variant les graines.

Ajouter vos germinations à vos salades toute l’année.

                                                                     Bonnes germinations !

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